Le microbiote nasal modifie la sévérité du rhume

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Rhume

Ces dernières années, la recherche ne cesse de mettre en évidence des liens entre le microbiote intestinal et la survenue de certaines maladies, en premier lieu de la sphère digestive. Le microbiote nasal pourrait-il jouer un rôle analogue dans la rhinopharyngite ? C’est à cette question qu’ont voulu répondre des chercheurs de l’université de Virginie en étudiant la composition de lavages nasaux chez 152 sujets avant et après un rhume.

Six profils types de microbiote nasal

Dans « Scientific reports », les scientifiques ont mis en évidence l’existence de 6 compositions types de microbiote nasal selon le genre bactérien prédominant : Staphylococcus Staph ), Corynebacterium/Alloiococcus Cor/All ),Moraxella Mor ), Haemophilus Hae ), Pseudomonadaceae/Mixte Ps/ Mix) et Mixte. L’équipe a pu mettre en évidence un profil caractéristique de réponse inflammatoire de l’hôte, notamment de charge virale, pour 4 de ces profils.

Nez qui coule, nez bouché, éternuements, mal de gorge, toux, gorge enrouée, mal de tête, fatigue, la sévérité des symptômes du rhume était associée au microbiote nasal avant l’infection. Une forte concentration deStaphylococcus en particulier était associée à des symptômes plus marqués.

Un probiotique mis à l’épreuve

Et c’était une « surprise », a commenté Ronald Turner, l’auteur principal. Car cet essai randomisé en double aveugleversus placebo visait initialement à tester l’effet d’un probiotique oral, le Bifidobacterium animalis subsp. Bl-04, sur la composition du microbiote nasal et intestinal.

Dans cet essai clinique, les participants étaient particulièrement des sujets sains et… particulièrement volontaires. Pour les besoins de l’étude, ils étaient exposés à un rhinovirus expérimental, le rhinovirus type 39. Les lavages nasaux étaient réalisés avant et après l’infection, ainsi que des prélèvements fécaux.

Gènes, pollution, allergies

Au final, l’administration de probiotique oral n’a rien changé à la composition des microbiotes. La voie intranasale en spray pourrait être plus efficace, suggèrent les auteurs sans grande conviction. Pour Ronald Turner, il sera intéressant de tester l’administration d’antibiotiques, qui pourraient avoir bien davantage d’effets sur la composition du microbiote.

Le lien entre microbiote nasal et rhume pourrait ne pas être aussi direct. D’autres facteurs, comme les gènes, la pollution, les allergies préexistantes, pourraient intervenir dans l’association entre staphylocoque et rhume carabiné. Pour Ronald Turner, l’hypothèse la plus probable est qu’il existe « une interaction entre l’hôte, l’environnement et le pathogène qui détermine la façon de s’en débarrasser »

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